Un rayon de lumière traversa le rideau et inonda la pièce. Une main. Fine et blanche se leva pour bloquer le flot de lumière et les doigts commencèrent à jouer avec les particules virevoltante.
Émeline venait de s'éveiller. Elle émergeait d'un rêve.
C'est mon rêve
Un rêve d'avenir.
Un beau rêve
que nul n'a jamais fait
Un beau mensonge
Que nul ne perçoit
Elle tenta de rassembler ses esprits. Puis se leva, pour suivre son rêve. Dans les couloir de la maison, la jeune femme en chemise de nuit blanche, les cheveux bruns ondulés tombants librement en cascade sur ses épaules et son dos, ressemblait étrangement à un fantôme.
Émeline traversa plusieurs couloirs. A gauche, à droite, encore à gauche, refaisant tout le chemin qu'elle avait parcouru durant son voyage nocturne, à un point qu'elle se demandait si elle n'était pas encore en train de rêver. Tout lui semblait irréel, absurde. Cela ne pouvait être qu'un rêve.
Encore.
Pour oublier la réalité de ma vie
Et retrouver le rêve de cette nuit
Elle arriva devant une porte et l'ouvrit sans problème. Sa main s'approcha d'une armoire qui n'offrit aucune résistance et s'ouvrit devant une multitude de flacon. Elle n'était pas étonnée elle les avait déjà vu.
Enfin ne plus penser qu'à toi
La vie n'était qu'un rêve en continu. De toute façon.
Machinalement elle pris le flacon parmi la douzaine qui étaient présent et le vida d'une traite, sachant ce qui se passerai après.
Ma première pensée
Mon dernier souhait
Le visage d'Emeline perdit le peu de couleurs qui lui restait et le monde devint noir autour de la jeune fille puis elle s'écroula sans bruit, inerte sur le sol. Sombrant dans un sommeil sans rêve cette fois-ci. Un sommeil qui aurai des allures de réveil pour un autre monde.
Une terre promise où une fée
Nous deux seuls, attendrait
Clover, de CLAMP