MusiquePrésentation#
Fiche d'identitéB.D
Nom : Black Lulla
Date de naissance : 5 Décembre 1840 à Londres.
Age : 30 ans.
Race : Humaine
Fonction : Pour le moment, elle arrive à peine à Roccianera, mais elle compte trouver un travail.
Faction : Neutre.
Votre HistoireB.D
Lulla Black naquit un froid jour de Décembre dans une ville située au nord de l’Angleterre appelée Sheffield. Elle est issue d’une famille bourgeoise qui possédait un domaine à quelques kilomètres de Dronfield. Fille unique, Lulla grandit sans encombre, chérie par une mère aimante - bien que son père restait distant, bien trop occupé à gérer sa manufacture de chaussures. C’était une gamine pétillante, qui était destinée à devenir une grande dame. Et pourtant…
En 1851, un drame terrible s’empara de la famille Black. Mr et Lady Black furent tués lors du cambriolage de leur domaine. Lulla avait à peine onze ans et après avoir vu ses parents se faire égorger sous ses yeux, elle réussit à fuir dans les bois voisins. La tragédie des Black avait faite le tour du Royaume-Uni – une bien triste histoire qui avait alimenté les discours d’insécurité. Il ne lui restait plus rien ; plus de famille, plus d’héritage, rien. Excepté le pendentif offert par sa mère qui avait échappé à la vigilance des autorités. Lulla Black fut alors placée dans un orphelinat. Et déjà, l’adolescente démontrait des signes de rébellion – elle s’était faite convoquée une bonne douzaine de fois pour avoir enfreint la loi de l’établissement en se battant avec autrui.
« Une femme ne doit pas se comporter de la sorte ! Vous n’êtes pas dans une jungle Miss Black. Ici, il y a des règles à respecter ! »
Elle se rappelait encore des réprimandes de sa tutrice. Tout ça parce que cette saleté de Virginie Pomerol était allée pleurer dans ses jupons. Elle n’avait qu’un bleu de rien du tout !
Lulla était furieuse ; furieuse de voir que les femmes étaient prisonnières dans cette société. Elle aurait voulu partir à l’aventure – découvrir quelle vie menaient les autres. Mais elle était là, et ce n’était pas prêt de s’arranger.
Dans l’année de ses dix huit ans, la jeune fille fut confiée à un Couvent de la Madeleine… Correction ? Lulla avait une réputation qui la précédait et la Mère Supérieure ne manquait pas de lui rappeler qu’elle irait en enfer si elle ne confessait pas ses pêchés. Si la jeune fille croyait en Dieu avant qu’elle ne soit abandonnée de tous, ce n’était plus le cas maintenant. Combien de femmes étaient dans cet endroit contre leur volonté ? Bien plus de la majorité. Ce n’est que quelques jours après son arrivée qu’elle comprit la raison de sa venue ici. Elle commençait à susciter de la convoitise chez la gent masculine et on osait dire d’elle que « sa nature et son caractère la destinaient au pire ». Les détenues de ce Couvent étaient couvertes de honte à longueur de journée, maltraitées tout en devant supporter les brimades des Sœurs.
« Par la prière et le travail, vous expierez vos pêchés et vous sauverez vos âmes. »
Lulla avait envie de vomir à entendre ces paroles vénéneuses. On l’obligeait à porter le nom de Sœur Bridget et chaque tentative de rébellion était accueillie avec des coups de baguette en bois. Lulla en avait encore les marques dans le dos.
Le silence… Puis les cris. De la torture ; c’était de la torture.
A la sueur de leur front, les filles faisaient tout pour rentrer dans les bonnes grâces des Sœurs, dans l’espoir d’enfin sortir de ce Couvent. Mais ça n’arrêtait jamais – la maltraitance physique et psychologique ne cessaient pas et nombreuses furent celles qui finirent à six pieds sous terre au niveau de la colline côté sud… Sans que, dehors, personne n’en sache rien.
Le jour de ses vingt quatre ans, la Mère Supérieure la convoqua dans son bureau et elle lui présenta Mr. Stroke. Cet homme avait la quarantaine, le crâne dégarni, et un sourire qui ne disait rien de bon. Il était là pour elle, et à en voir le sourire satisfait de la Mère Supérieure, il devait lui avoir donné une liasse de billets pour lui mettre la main dessus. Elle quitta alors le Couvent, la gorge nouée par les mots acides qu’elle voulait cracher – les yeux plantés sur les quelques fenêtres où elles laissaient les autres mourir à petit feu.
Si elle avait tourné cette page, c’était pour ouvrir un roman non pas moins tragique. Lord Stroke était quelqu’un d’arrogant qui mit la main sur elle comme un chat fond sur sa proie. Il avait un grand domaine non loin de Londres et même si il lui offrait vêtements et bijoux, Lulla n’en était pas mieux traitée. Elle ne voulait pas de lui, le détester au plus haut point et tenta même à plusieurs reprises de l’assassiner dans ses accès de violence. Elle était devenue Lady Stroke – et elle aurait pu vendre son âme au diable pour se sortir de cette situation.
Six longues années s’écoulèrent, où elle dut troquer son courage contre sa peur. Elle le craignait autant qu’il savait lui montrer qu’il pouvait la tuer à tout moment. Dans les soirées mondaines, Lulla était la rayonnante Lady Stroke mais son regard cachait bien la détresse accumulée par ses dix dernières années. Combien de fois lui avait-il rappelé qu’elle n’était qu’une putain qu’il avait tiré du Couvent ? Le pire était bien qu’elle n’en était pas une…
Elle mit un an à préparer sa fuite. Son courage s’était épris d’elle une de ses nuits violentes passée en la compagnie de son bourreau. Elle avait enfin décidé d’arrêter d’avoir peur et que la mort ne serait sûrement pas pire que tout ce qu’elle avait vécu. Elle voulait être libre. Ne plus se faire dicter sa conduite. Ne plus être soumise. Elle vendit quelques affaires assez discrètement pour ne pas que Lord Stroke le remarque et amassa une somme considérable pour voyager jusqu’en Italie. Pourquoi l’Italie ? Son architecture, sa beauté, et surtout - la France n’était pas assez éloignée à son goût.
Elle disparut du jour au lendemain et elle était d’autant plus couverte que Lord Stroke l’avait toujours appelé Bridget et n’avait jamais su (ou pris la peine de savoir) son vrai prénom. Jamais elle n’aurait pensé que quelques années monstrueuses dans ce Couvent l’auraient finalement aidé à s’en sortir.
Alors, pourquoi Roccianera ? Tout simplement parce que cette bourgade perdue dans les montagnes au nord de l’Italie s’avérait être un coin parfait pour se cacher en attendant que la situation se calme…
Physique & caractèreB.D
Lulla Black est une peste. Le genre de femme assez téméraire et têtue pour faire désespérer quiconque ose la provoquer. Elle est maline, assez intelligente pour se tirer des pétrins dans lesquels elle se fourre. Ses années à l’orphelinat et au Couvent l’ont particulièrement marqué. Toujours humiliée, Lulla ne supporte pas que cela se reproduise. Elle est plutôt solitaire, ayant pour habitude d’être murée dans le silence et elle renvoie une image assez froide et impénétrable. Mystérieuse, Lulla est loin d’être bavarde, mais elle est franche. Si parfois elle peut faire preuve d’un admirable sang-froid, elle peut vite devenir violente lorsqu’on l’y pousse.
Physiquement, Lulla est une femme de taille moyenne à la taille fine et aux courbes gracieuses. Ses cheveux bruns mi-longs retombent généralement en cascade le long de son visage fin ce qui met en valeur son teint de pêche et ses grands yeux verts. Ses lèvres charnues aiment se plisser dans un sourire en coin malicieux qui relève sa mesquinerie et lorsque ses yeux se plantent sur leur cible, c’est pour en faire blêmir les concernés. Son dos est marqué par les marques de ses tortures mais son visage reflétant son implacable beauté a toujours su garder sa fraîcheur. Elle a emporté toute sa garde robe offerte par son non regretté mari, ce qui fait d’elle une femme élégante et gracieuse.
RelationsB.D
Lulla n’a plus de famille, aucun ami et ne connait encore personne à Roccianera.
VousB.D
Prénom ou pseudo : Silwia
Âge : 22 ans
Comment trouvez-vous le forum ? Background très complet et plaisant

Votre fréquence de connexion ? 5/7
Avez vous lu le règlement ? Oui
Nom de l'acteur sur l'avatar ? Kate Beckinsale.